Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Conférence de l’UNEF sur le féminisme

Alors que l’actualité récente rappelle qu’aujourd’hui encore les clichés sexistes et les idées reçues continuent de façonner trop souvent nos mentalités, l’idée que l’égalité entre les hommes et les femmes existe déjà est encore trop largement répandue. C’est la raison pour laquelle l’UNEF, syndicat depuis longtemps engagé dans la cause féministe, organise une conférence sur « Le renouveau du mouvement féministe », en partenariat avec Bon chic – Bon genre (BCBG). Cette conférence s’inscrit également dans l’agenda social, puisque le 5 novembre a lieux la manifestation annuelle contre les violences faites aux femmes, à laquelle l’UNEF participe.

Venez nombreuses et nombreux à notre conférence !

Mercredi 2 novembre 2011 à 18h dans l’Amphi A de l’IEP

Avec comme Invitées :
Véronique SEHIER, membre du bureau national du Planning Familial,
Julie COUPLEZ, représentante de « La Barbe » – groupe d’action féministe
Suzanne OHIER, « Osez le Féminisme » – réseau de militants et militantes féministes

La conférence est introduite et animée par Anne-Lise DUTOIT de l’UNEF et sera suivie d’un débat modéré par l’association Bon Chic-Bon Genre.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut.

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Un an après, premier bilan !

Dernière minute : Boursiers FIFB : victoire des étudiants !                                              L’UNEF a fait voter au CA du 11 octobre l’exonération des frais d’inscription perçus par l’IEP pour les boursiers de la FIFB. Cette  victoire, qui se place dans la continuité du 10e mois de bourse que l’UNEF a obtenu cet été, va permettre de pallier l’urgence sociale pour cette filière, même si le procédé (remboursement par une commission spécifique) comporte des limites. L’UNEF se battra pour que la somme allouée au CA de novembre corresponde réellement aux besoins, et pour qu’elle soit réévaluée tous les ans ! Lisez la résolution que nous avons fait adopter (sans mention de la somme malheureusement).

Il y a presque un an, l’UNEF sortait victorieuse des élection étudiantes à l’IEP avec près de 60% des voix et 5 sièges sur 9 au Conseil d’Administration. Cette année, les étudiants de l’IEP devront de nouveau choisir leur représentants. Ce sera l’occasion de tirer un premier bilan de notre action au sein de l’IEP.

L’UNEF a incontestablement chamboulé le CA. Dans un conseil très uniforme, votant quasiment tout à l’unanimité, nous avons porté une voix nouvelle, et avons rompu le consensus délétère qui s’était instauré, y compris quand il s’agissait de piétiner les conditions de vie des étudiants (cf le vote sur l’augmentation des frais d’inscription du 31 Mai 2010). Car, il faut bien le souligner, un Conseil d’Administration n’est pas un lieu de gestion technique, et les étudiants ne sont pas là pour faire office de décoration. Un CA est un lieu de décisions politiques, qui supposent de prendre position sur les différents sujets.

Ainsi, sur la réforme des masters, le partenariat avec l’ESJ, l’évolution des frais d’inscription, la pédagogie à l’IEP, nous avons pris position en défense des étudiants. Nous avons refusé les logiques comptables en opposant la seule logique qui vaille dans un établissement comme l’IEP : le service public ! Grâce au soutien des étudiants, nous avons pu obtenir des avancées, notamment sur la pédagogie avec la perspective de nouveaux droits pour les étudiants, et sur les masters, pour lesquels nous avons défendu l’existence d’une filière de recherche au sein de l’IEP. Nous avons pu appuyer les demandes d’aides au sein de la commission vie étudiante et informer sur son existence.

Mais les perspectives de batailles ne manquent pas ! Le désengagement de l’Etat est toujours aussi criant, l’augmentation des frais d’inscription se poursuit (le master commun de l’ESJ coûte jusqu’à 5000 euros par an aux étudiants !), la nouvelle maquette des masters n’est pas satisfaisante… C’est pourquoi, pour obtenir de nouvelles avancées, nous aurons besoin du soutien des étudiants. Les élections sont un élément important du rapport de force que nous pourrons engager. N’hésitez pas à participer à la rédaction de notre programme en nous faisant parvenir vos remarques !

bilan de mandat : mercredi 19 octobre à 18h en salle B2.11/12

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut.

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Concours commun : bonne chance aux candidats et… à bientôt!

Le concours qui va avoir lieu vendredi est très sélectif. Cette barrière, loin de sélectionner les « meilleurs », est bien trop souvent une sélection sociale qui perpétue un système à deux vitesses. C’est l’occasion de rappeler que la valeur d’un diplôme c’est d’abord la qualité des enseignements, des conditions d’études et de la pédagogie. Il est aussi absurde de prôner la sélection que de proposer de faire des tests de QI : on ne doit évaluer que l’acquisition des connaissances, pas une capacité a priori.

L’UNEF se bat notamment pour que le concours ne soit pas un moyen pour les IEP de dégager des marges de manœuvre financières sur le dos des étudiants. Aujourd’hui, les 6 IEP du concours commun réalisent chacun une plus value sur le concours de près de 200 000 euros! Nous réclamons donc à tout le moins une baisse des frais de concours et (pourquoi pas?) la gratuité, car la sélection et les frais d’inscription sont déjà une barrière insupportable sans avoir à en rajouter!

Le concours est aussi l’occasion de faire le point sur les évolutions qui touchent les IEP. L’accès, déjà restreint du fait du concours, est rendu de plus en plus difficile. L’augmentation des frais d’inscription est une réalité qui touche de plus en plus d’IEP du fait du désengagement de l’Etat. De même, les projets de passage aux frais progressifs dans plusieurs IEP, en plus de nier l’autonomie des étudiants en les condamnant à rester dépendants de leurs parents pour toute la durée de leurs études, ne répondent pas au problème qui se pose aujourd’hui. Ce type de mesure accentue la sélection sociale car face à deux dossier, un IEP qui manque de moyens risquera de retenir le candidat qui lui apportera le plus d’argent, car s’il ne le fait pas il devra augmenter une nouvelle fois ses frais d’inscription. Le problème finalement n’est autre que le désengagement chronique de l’Etat, qui n’alloue pas plus aux IEP qu’aux universités les moyens de fonctionner.

En réclamant la gratuité des concours, en se battant pour qu’ils soient regroupés, mais aussi dans chaque IEP pour assurer de meilleures conditions d’études, l’UNEF se bat au quotidien pour défendre les intérêts des étudiants et permettre au plus grand nombre de venir étudier. En adhérant, vous nous donnerez les moyens de peser pour que les évolutions que subissent les IEP ne se fassent pas dans le mauvais sens!


Bon courage à ceux qui passent le concours… et où qu’ils soient l’année prochaine : à bientôt !

Résultats de la consultation de l’UNEF sur la pédagogie : les étudiants soutiennent majoritairement les propositions de l’UNEF

Les résultats de la consultation sont sans appel : les propositions de l’UNEF obtiennent toutes un soutien très majoritaire. Toutes nos propositions recueillent plus de 80% des votes. Il est donc très clair que ces propositions devront être intégrées dans le nouveau règlement des études.

Il est intéressant de constater que c’est la proposition portant sur les masters qui recueille le plus de voix, ce qui montre la volonté des étudiants de contester ce point de la réforme des masters. Ainsi, permettre de s’engager dans un cursus de recherche relève bien d’une volonté commune des étudiants de l’IEP…

proposition 1 : compensation annuelle des notes à 10/20
Trop de gens vont aux rattrapages sans que cela soit justifié par un niveau trop faible. La règle doit être simple : si on a la moyenne, on valide son année !
Pour 219 (80,21%), contre 56 (19,79%)

proposition 2 : le contrôle continu doit représenter la moitié de la note dans toutes les années
Ce n’est aujourd’hui pas le cas en première année, le contrôle continu ne représentant qu’un tiers de la note globale.
Pour 236 (86,45%), contre 37 (13,55%)

proposition 3 : prévoir une session d’examen exceptionnelle en cas d’absence justifiée aux examens
Toute absence justifiée pourra faire l’objet d’un rattrapage extraordinaire avant la 2e session, comme pratiqué dans d’autres IEP (Grenoble)
Pour 251 (91,94%), contre 22 (8,06%)

proposition 4 : prise en compte de la note de première session pour le classement de deuxième année
Actuellement, aller au rattrapage en première année veut dire être classé derrière tous ceux qui n’y sont pas, même si leur moyenne est moins bonne.
Pour 229 (83,88%), contre 44 (16,12%)

proposition 5 : cadrage des modalités de contrôle de connaissance (type d’épreuve, barème…)
Le cadrage actuel n’est pas suffisant et conduit à des épreuves parfois farfelues.
Pour 248 (90,84%), contre 25 (9,16%)

proposition 6 : mettre en place des aménagements pour pouvoir s’engager dans un cursus de recherche en 4A
En l’état, la réforme des masters ne le permet pas, les étudiants étant obligés de faire un double master
Pour 254 (93,04%), contre 19 (6,96%)

Nous nous engageons à faire valoir ces propositions lors de la négociation du règlement des études!

FIFB : les boursiers continuent à payer

Union Nationale des Étudiants de France

La filière franco-britannique de l’IEP résiste encore et toujours à la « démocratisation ». La raison n’est pas à chercher bien loin :les frais d`inscription sont très élevés (2000 environ pour la 1ère année, 4000 pour la 2ème et la 3ème année) et les boursiers CROUS payent la TOTALITE de ces frais.

Cette filière n`est en effet pas soumise à la loi française qui impose l`exonération des frais d`inscription pour les boursiers dans les établissement publics grâce à un bidouillage légal. Cependant l’IEP reçoit quand même 40% de ces frais d`inscription, 60% allant à l`Université du Kent. L’IEP s’enrichit donc de fait sur le dos des boursiers!

Le minimum serait d`exonérer les boursiers des 40% des frais qui sont reversés à l’IEP par l`intermédiaire de bourses compensatoires. L’association Trait d’Union a formulé cette proposition, qui a été reprise par l’UNEF au CA. Cette demande est peu ambitieuse, mais du fait de l’urgence de la situation pour les étudiants de FIFB, nous voulions trouver le plus large consensus possible.

Cette mesure coûterait, pour la première année, 8000 euros. Cette somme est « impossible à réunir » pour la direction, qui a pourtant augmenté de 23.000 euros le budget « publications » du service communication. A terme cela coûterait 40.000 selon les estimations fournies par Trait d’Union : une bagatelle quand on sait que l`IEP a un budget de 4 millions d`euros, que le Concours Commun lui rapporte plus de 200.000 euros et que l`IEP a dégagé un excédent budgétaire de 300.000 euros cette année alors qu’on nous avait prédit une situation apocalyptique lors de l’augmentation des frais d’inscription l’an dernier.

Malheureusement, la situation risque de se dégrader. Depuis la réforme voulue par Cameron, les frais d’inscription au Kent pourraient doubler à la rentrée 2012! Résultat : les étudiants payeront plus et, ironie du sort, l’IEP recevra plus aussi! Il faudra alors décider si ce partenariat doit être maintenu, surtout si le Kent maintient la répartition 60-40, ou si, comme nos élus l`ont évoqué, il ne faudra pas chercher une université britannique qui ait fait le choix de la démocratisation et non de la haute sélection économique et sociale en évitant le plus possible les conséquences sur les étudiants. De telles universités existent, notamment en écosse, et sont tout aussi « bien cotées » que le Kent.

Le refus incompréhensible de la part de la direction de prendre en compte ce problème révèle une stratégie dangereuse de sa part. Alors que la démocratisation de l’IEP est vantée arc les programmes PEI notamment, une stratégie de sélection économique commence à s’affirmer. En filière générale elle est passée par l`augmentation des frais d`inscription, en filière franco-britannique elle risque de passer par un doublement des frais d`inscription pour TOUS les étudiants, et pour les étudiants en journalisme elle passe par des frais d`inscription de 5000 euros pour les non-boursiers et de 3900 euros pour les boursiers. Derrière la communication, la réalité montre que de plus en plus de barrières économiques sont mises en place.

L’UNEF n’acceptera pas que de telles logiques se perpétuent. Nous mettrons tout en oeuvre pour y mettre un coup d’arrêt.La mise en place de frais progressifs, loin de résoudre le problème, ne feraient que l’aggraver en accentuant la dépendance des étudiants vis à vis de leurs parents. Refusons la banalisation de ces mesures qui renforcent une sélection d’ores et déjà inacceptable!

L’homophobie hors de nos facs!

Les récents évènements autours d’une exposition soutenue par la LMDE montrent que le combat contre l’homophobie est toujours d’actualité. Rappel des faits : l’exposition sur le thème « Homosexualités » organisée par l’association étudiante Silence H dans le but de sensibiliser les étudiants aux problématiques liées à l’homophobie a été taguée le soir du mardi 2 mars par des étudiants appartenant à « Hétérophobie stop » lesquels ont jugé les clichés « impudiques ».

L’UNEF se battra pour que l’Université Lille 2 se porte partie civile et que les sanctions nécessaires soient prises. Il ne faut pas banaliser ces discours haineux et rétrogrades !

Ces actes scandaleux montrent qu’il est nécessaire de se battre pour que soient reconnus les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres (personnes LGBT). L’argument infâme de « l’hétérophobie », reprenant la rhétorique du Front National du « racisme anti-blancs » doit être combattu !

Non, l’homosexualité n’est pas une maladie. Se battre contre l’homophobie ne signifie pas faire la promotion de l’homosexualité, c’est se battre pour que soit reconnue l’égalité entre les couples !

La LMDE et l’UNEF ont toujours lutté contre les préjugés sexistes et homophobes. Nous dénonçons ici la banalisation d’une violence verbale contre les personnes homosexuelles au sein même de la Faculté de médecine.

Encore aujourd’hui la violence et les discriminations, la question de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, le sexisme et les stéréotypes constituent toujours un environnement pouvant favoriser le mal-être des personnes les subissant.

La législation progresse peu, les conditions de vie des personnes homosexuelles, bis ou transgenres sont marquées quasi quotidiennement par des remarques, des discriminations quotidiennes. Les discriminations et les violences sont présentes déjà à l’école, au collège, au lycée mais aussi dans le milieu professionnel, dans l’environnement familial et aux vues des derniers évènements, au sein de l’Université qui pourtant est un espace de liberté permettant à chacun de s’émanciper. Quel que soit le lieu, de nombreuses personnes cachent leur orientation sexuelle ou leur trans-identité par peur d’être brimé ou pour éviter la réprobation sociale. En France, les violences et agressions physiques et verbales contre les LGBT sont souvent dissimulées par les victimes, pourtant elles sont bien réelles ! C’est pourquoi l’UNEF et la LMDE dénoncent et condamnent avec la plus grande fermeté les actes scandaleux perpétrés par « Hétérophobie stop ».

Indignons nous!

Depuis plus de dix ans, les frais d’inscription explosent à l’IEP et plus largement dans tous les établissements d’enseignement supérieur. A l’IEP de Lille, les frais d’inscription étaient inférieurs à 300 euros à la fin des années 1990. Aujourd’hui, ils s’élèvent à 1 100 euros. Ils ont donc presque été multipliés par 4 ! Or, ni le passage d’un diplôme de trois à cinq ans, ni un « service rendu » de meilleure qualité ne peuvent justifier une telle hausse.

La réalité, c’est que l’on va de plus en plus chercher dans la poche des étudiants les fonds que l’Etat se refuse à donner. Les frais d’inscription représentent aujourd’hui près du tiers du budget, ce qui est énorme et surtout inquiétant. Si l’Etat ne prend pas ses responsabilités en finançant suffisamment l’IEP, ce n’est pas son développement qui sera menacé, mais son accès. Si des diplômes existent, c’est avant tout pour que des étudiants en profitent. Mettre sans cesse plus de barrières financières va à l’encontre d’une démocratisation plus que jamais nécessaire dans l’enseignement supérieur.

Et voilà que la direction décide de créer un partenariat avec l’ESJ ! Cette idée serait louable si elle n’impliquait pas un nouveau recul des droits étudiants. Ainsi, pour étudier dans ce double master, il faudra débourser 3 900 euros, même les boursiers, et 1 100 euros de plus pour les non boursiers ! De même, les frais d’ores et déjà exorbitants en FIFB risquent d’augmenter de nouveau à cause de la politique réactionnaire du gouvernement britannique !

Toutes ces augmentations risquent forcément d’influencer l’orientation de beaucoup d’étudiants. Le mythe selon lequel l’IEP ne compte que des étudiants riches qui peuvent se permettre des diplômes à 5 000 euros l’année doit être brisé.

Il existe à l’IEP une structure, la Commission Vie Étudiante (CVE), qui peut accorder des aides aux étudiants qui en ont besoin. Des étudiants siègent dans cette commission, dont des élus de l’UNEF.

Cette campagne a pour but d’informer sur l’existence de cette commission, méconnue par les étudiants (elle n’octroie jamais l’ensemble de son budget). Elle nous permet également d’aider les étudiants qui en auraient besoin à faire les démarches nécessaires, et de les appuyer en commission.

L’enjeu est important : il permet de contrer les différentes hausses en montrant que tous ne peuvent pas se permettre de payer des sommes exorbitantes. En contraignant l’IEP à rendre ce qu’il prend aux étudiants sous forme d’aides et à faire d’autres choix, nous remplissons notre rôle de défense individuelle et collective !