Santé des étudiants : le pire est évité mais tout reste à faire!

Le gouvernement a annoncé il y a une semaine une augmentation de la remise de gestion accordée par la CNAM aux mutuelles étudiantes. Concrètement, cette mesure permet aux mutuelles étudiantes de respirer et d’assurer leur mission de service public. Mais même si cette décision est une avancée, elle ne résoud en rien le problème de fond.

Depuis des années, c’est en effet à un affaiblissement de la couverture santé des étudiants auquel on assiste. Selon l’enquête sur la santé des étudiants publiée par la LMDE cette année, près d’un tiers des étudiants renonce à se soigner faute de moyens financiers, et 2 étudiants sur 10 n’ont pas de complémentaire santé. Déremboursements, franchises médicales, taxes sur les mutuelles sont autant de freins à l’accès aux soins. Le tout dans une logique comptable de réduction des dépenses, sans penser qu’un étudiant qui ne se soigne pas, c’est un étudiant qui risque de voir son état s’aggraver, et par conséquent « coûter » plus cher à la sécu…

Ainsi donc, si la gouvernement a permis aux mutuelles étudiantes de respirer financièrement, il n’est pas pour autant revenu sur des années d’une politique qui a abouti à l’affaiblissement des mutuelles étudiantes. Celles ci, sous financées de façon chronique, ne peuvent pas développer des politiques ambitieuses de prévention ou d’accompagnement des étudiants dans le parcours de soins.

L’UNEF a mené partout en France une campagne de pétition sur la santé des étudiants, qui demandait notamment un meilleur financement de la sécurité sociale étudiante, la suppression de la taxe sur les mutuelles et la mise en place d’un chèque santé au niveau national, permettant aux étudiant de bénéficier d’une bonne couverture santé. A ce jour, cette pétition a recueilli près de 60 000 signatures.

Si la réponse du gouvernement est une avancée, elle ne résoud pas le problème, c’est pourquoi nous demandons une pérennisation de la sécurité sociale étudiante par un renforcement de ses missions et prérogatives. Cela passera inévitablement par la mise en place d’un statut social pour les jeunes en formation et en insertion, seule réponse à même de reconnaître le droit à l’autonomie des étudiants et de les protéger face à la crise.

FIFB : le problème, c’est l’austérité

« Partout en Europe les gouvernements tentent de faire des économies. En Grande Bretagne, ce sont notamment les étudiants qui vont trinquer. Le gouvernement conservateur a en effet décidé d’augmenter le maximum des frais d’inscription de 3000£ à 9000£! Cette décision est à l’origine du plus grand mouvement étudiant anglais depuis bien longtemps, avec le syndicat anglais, National Union of Students (NUS-UK) en principal acteur de ce mouvement.

L’augmentation des frais d’inscription en Grande Bretagne risque d’avoir des conséquences à l’IEP, puisque les frais d’inscription de la filière franco-britannique (FIFB) sont fixés par le Kent. Les conséquences seront graves, en Grande Bretagne comme ici : des étudiants contraints de s’endetter pour poursuivre leurs études, ancrés dans la dépendance familiale. Cette situation, nous ne pouvons l’accepter.

Ensemble, avec le NUS-UK que nous avons contacté, nous réaffirmons notre opposition à l’austérité. Ce n’est pas aux étudiants de payer la crise, sacrifiant leur avenir. Les frais d’inscription ne doivent pas augmenter, car c’est l’assurance d’une forte reproduction sociale et d’un enseignement supérieur élitiste. Au Kent, comme à l’IEP, nous appelons les étudiants à rejeter cette politique. Nous appelons les étudiants anglais à descendre dans la rue pour défendre leurs droits. Nous appelons les étudiants de l’IEP à ne pas céder à la résignation et à ne pas accepter l’alternative infâme qui leur est proposée : payez plus, ou vous n’aurez rien!

En Grande Bretagne comme en France, les étudiants ne doivent pas être ceux qui payent la facture! NO CUTS, NO FEES, EDUCATION SHOULD BE FREE! »

Ce texte a été élaboré suite au lancement en FIFB d’une pétition visant à protéger la filière. Si nous ne nous associons pas, pour diverses raisons à cette pétition (notamment parce qu’elle fait la promotion d’un « esprit de corps » que nous rejetons et qu’elle vante les prêts étudiants, contre lesquels nous nous battons, l’éducation étant un investissement de la société et non un investissement individuel), nous tenons cependant à apporter notre éclairage sur la situation.

L’inquiétude des FIFB provient d’une information selon laquelle l’IEP aurait lancé un ultimatum au Kent, disant qu’il romprait le partenariat si les frais d’inscription au Kent augmentaient jusqu’à 9000£ comme il est prévu actuellement. Selon certains membres non étudiants du CA, le choix serait alors entre payer 9000£ par an, et voir la filière disparaître.

Dans ce cadre, l’inquiétude des FIFB est compréhensible. Nous constatons d’ailleurs que les étudiants de FIFB n’ont pas plus été informés que les élus étudiants des démarches de l’IEP. Depuis un an, l’UNEF plaide en effet pour que l’accord soit renégocié sur des bases plus favorables aux étudiants, avec comme alternative un nouvel accord avec une autre université britannique. Il faut bien constater qu’en l’absence d’un tel accord, l’IEP s’est privé d’un sérieux atout dans la négociation.

En dehors de toute dramatisation, nous souhaitons affirmer une position claire sur la question. Nous ne signons pas la pétition lancée Vendredi, pour autant nous ne laisserons pas la FIFB disparaître. Dire cela, c’est non seulement refuser que les FIFB se retrouvent sans rien, mais aussi refuser que les frais d’inscription augmentent. En effet, 9000£ par an, c’est bloquer l’accès à cette filière, ce qui équivaut à une disparition. C’est pourquoi nous voulons tenter tout ce qui est possible pour faire en sorte que les FIFB ne soient pénalisés. Seulement lorsque tout aura été tenté nous envisagerons d’autres systèmes permettant de ne pas faire payer l’intégralité de cette hausse par les étudiants.

C’est dans cet esprit que nous avons contacté nos partenaires de la NUS-UK. C’est en effet un combat sur lequel nous nous rejoignons, l’UNEF ayant été le seul syndicat européen à aller soutenir sur place les manifestations étudiantes britanniques. Car aujourd’hui, l’intérêt des étudiants français n’est pas dissociable de celui des étudiants anglais! Encore faut il mener la bataille et faire en sorte que ce ne soit pas l’austérité généralisée qui l’emporte.

Focus : questions sociales

Ces dernières années, l’IEP a choisit de faire peser sur les étudiants ses difficultés budgétaires. En faisant payer aux étudiants les insuffisances de l’Etat sans se donner les moyens d’y faire face, l’IEP a aggravé une situation sociale qui se dégrade de façon générale dans l’ensemble de l’enseignement supérieur.

Nous faisons du gel des frais d’inscription un minimum de nos revendications, avec un objectif qui reste la baisse le plus tôt possible. Nous critiquons également la dramatisation des difficultés qui a abouti à la précédente hausse et qui sert de prétexte pour ne pas assumer des choix politiques. Car, cette année, entre exonérer les étudiants boursiers de FIFB de frais d’inscription et dépenser 23 000 euros supplémentaires en communication (hors anniversaire !), l’IEP a fait un choix politique !

Choix politique également sur la question de l’ESJ. Il n’existera l’an prochain plus aucune formation au journalisme à l’IEP, à part un double master ultra-sélectif et hors de prix (3 900 euros pour les boursiers, 5 000 pour les non boursiers). Garantir l’accès de tous dans ces conditions est impossible : l’IEP a fait le choix de la sélection sociale. La FIFB est également au centre de nos préoccupations, les frais d’inscription étant d’ores et déjà trop élevés et le Kent projetant de les augmenter jusqu’à 9 000£! Dans ces conditions, l’accès à cette filière serait compromis, c’est pourquoi nous sommes pour que l’IEP fasse pression sur le Kent, notamment en négociant un accord alternatif (ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent).

L’argent que l’IEP est allé chercher dans les poches des étudiants, nous ferons en sorte qu’il soit le plus possible redistribué via la commission vie étudiante, où nos élus appuieront les dossiers d’étudiants auprès de l’IEP.

Parler de démocratisation suppose aussi des actes, ceux de l’IEP ont jusqu’à présent signifié le contraire, c’est ce que nous voulons changer !

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Focus : l’UNEF au service des étudiants

  En tant que syndicat, nous avons vocation à organiser les étudiants pour qu’ils défendent leurs intérêts matériels et moraux. En tant qu’élus, nous restons des militants, qui tirent leur force de l’énergie collective de l’organisation. En ce sens, un élu UNEF s’appuie sur la mobilisation des étudiants pour imposer un rapport de force favorable aux propositions que nous faisons. La bataille ne se termine donc pas le jour des élections, mais se poursuit tout au long de l’année !

Nos élus seront un point d’appui pour défendre plus efficacement les étudiants, collectivement comme individuellement. A ce titre, nous organiserons des permanences régulières dans le hall ou dans notre local pour permettre aux étudiants de l’IEP de nous solliciter lorsqu’ils le souhaitent.

Seule organisation implantée nationalement, nous sommes également en capacité d’impulser des campagnes dans tous les IEP, comme cette année au moment du concours commun. Nous renouvellerons ce genre d’initiatives, notamment pour obtenir que dans tous les IEP, un partenariat public/public avec une université permette l’obtention par les étudiants d’un diplôme intermédiaire à la fin de la 3A.

D’un point de vue plus local, nos forces militantes des autres sites universitaires sont un atout lorsqu’il s’agit d’imposer un bon rapport de force, car l’UNEF, c’est aussi faire en sorte de faire prendre conscience aux étudiants que la défense de leurs conditions d’étude dans leur filière n’est pas dissociable de la défense des étudiants des autres filières.

L’UNEF est également présente pour organiser la solidarité entre les étudiants, c’est pourquoi nous organiserons de nouveau une bourse au livres, que nous souhaitons plus importante. Nous sommes par ailleurs ouverts à toute proposition d’action de ce type pour laquelle le syndicat serait un outil adéquat.

En attendant, les candidats UNEF se tiennent à votre disposition pour toute question !

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Focus : la pédagogie à l’IEP

La pédagogie reste l’un des sujets à améliorer en priorité à l’IEP. Il n’est pas acceptable que plus de la moitié d’une filière ou d’une année se retrouve au rattrapage chaque année alors que seule une poignée d’étudiants redoublent. Il n’est pas non plus acceptable que la plupart des étudiants, face à un système complexe et absolument illisible, ne comprennent les modalités d’examen qu’une fois les examens terminés.

Une logique pédagogique pédagogiques doit prévaloir, car elle accorde à la fois plus de droits aux étudiants, et leur garantit un enseignement de qualité et de meilleur niveau. La remise à plat des modalités d’examen, pour faire en sorte qu’elles soient simples et efficaces est nécessaire. Obtenir une moyenne de 10 à la première session doit signifier le passage dans l’année supérieure !

Le contrôle continu est la meilleure façon d’évaluer une progression sur toute l’année, et pas seulement sous la guillotine d’un partiel. Il doit donc représenter la moitié de la note de première année, non un tiers comme aujourd’hui ! De même, les conférences de méthode doivent faire l’objet d’une concertation entre les professeurs en début d’année pour que les mêmes règles s’appliquent pour tous en matière d’évaluation !

Sur ce sujet, nous pouvons nous appuyer sur la consultation que nous avons réalisé l’an dernier auprès des étudiants de l’IEP, qui avait révélé le soutien massif à nos propositions. Simples, elles ne sont qu’une affaire de volonté politique et de conception de l’évaluation et de la façon de former les étudiants. Pour nous, la pédagogie est un outil à utiliser pour augmenter le niveau général et permettre la réussite de tous !

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Ce que nous voulons – proposons


Pour la deuxième fois, l’UNEF a choisi de se présenter aux élections au Conseil d’Administration de l’IEP. Le CA est une instance importante, car c’est lui qui fixe les orientations de l’établissement. Loin d’être un simple lieu de gestion, il est avant tout un lieu de décision, un lieu où il faut faire des choix politiques. Dans ce cadre, les étudiants de l’IEP auront à choisir entre différentes listes porteuses d’orientations différentes.

Le projet de l’UNEF est à la fois global et local. Il repose sur deux objectifs majeurs : la massification de l’enseignement supérieur (l’accès de tous), et sa démocratisation (la réussite de tous). Pour y parvenir, il nous faut lutter contre un désengagement chronique de l’Etat dans l’ensemble de l’enseignement supérieur (et l’IEP est touché au même titre que les universités), et parvenir à imposer des logiques pédagogiques libérées de la sélection par l’échec et de l’écrémage social. Les implications de cette orientation à l’IEP sont importantes : la lutte contre l’augmentation des frais d’inscription sous toutes ses formes et dans toutes les filières, la réforme des modalités d’examen et du concours, la bataille sur les masters… Notre priorité sera toujours de faire en sorte que les étudiants soient défendus et gagnent de nouveaux droits.

L’UNEF, c’est également une méthode. Il ne suffit pas d’être élu, il faut impliquer largement les étudiants. Nos élus sont avant tout des militants, et notre démarche s’appuie sur un rapport de force, les sièges en conseil n’étant qu’un élément de ce rapport de force. C’est pourquoi, au quotidien, nous faisons un travail de compte rendu des conseils, et de mobilisation des étudiants sur les questions importantes par le biais de pétitions, de consultations, ou simplement d’information par le biais de nos tracts. L’UNEF a cet avantage qu’en tant que premier syndicat étudiant, nous sommes présents partout en France, et que nous pouvons par conséquent défendre les étudiants plus efficacement et à une plus grande échelle. Cet élément est important, car pour changer le concours, pour faire en sorte que les différents IEP ne se fassent pas concurrence, il faut une action au niveau national.

Le 15 Novembre sera pour nous l’occasion de peser pour faire avancer les droits étudiants !

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Conférence de l’UNEF sur le féminisme

Alors que l’actualité récente rappelle qu’aujourd’hui encore les clichés sexistes et les idées reçues continuent de façonner trop souvent nos mentalités, l’idée que l’égalité entre les hommes et les femmes existe déjà est encore trop largement répandue. C’est la raison pour laquelle l’UNEF, syndicat depuis longtemps engagé dans la cause féministe, organise une conférence sur « Le renouveau du mouvement féministe », en partenariat avec Bon chic – Bon genre (BCBG). Cette conférence s’inscrit également dans l’agenda social, puisque le 5 novembre a lieux la manifestation annuelle contre les violences faites aux femmes, à laquelle l’UNEF participe.

Venez nombreuses et nombreux à notre conférence !

Mercredi 2 novembre 2011 à 18h dans l’Amphi A de l’IEP

Avec comme Invitées :
Véronique SEHIER, membre du bureau national du Planning Familial,
Julie COUPLEZ, représentante de « La Barbe » – groupe d’action féministe
Suzanne OHIER, « Osez le Féminisme » – réseau de militants et militantes féministes

La conférence est introduite et animée par Anne-Lise DUTOIT de l’UNEF et sera suivie d’un débat modéré par l’association Bon Chic-Bon Genre.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut.

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Un an après, premier bilan !

Dernière minute : Boursiers FIFB : victoire des étudiants !                                              L’UNEF a fait voter au CA du 11 octobre l’exonération des frais d’inscription perçus par l’IEP pour les boursiers de la FIFB. Cette  victoire, qui se place dans la continuité du 10e mois de bourse que l’UNEF a obtenu cet été, va permettre de pallier l’urgence sociale pour cette filière, même si le procédé (remboursement par une commission spécifique) comporte des limites. L’UNEF se battra pour que la somme allouée au CA de novembre corresponde réellement aux besoins, et pour qu’elle soit réévaluée tous les ans ! Lisez la résolution que nous avons fait adopter (sans mention de la somme malheureusement).

Il y a presque un an, l’UNEF sortait victorieuse des élection étudiantes à l’IEP avec près de 60% des voix et 5 sièges sur 9 au Conseil d’Administration. Cette année, les étudiants de l’IEP devront de nouveau choisir leur représentants. Ce sera l’occasion de tirer un premier bilan de notre action au sein de l’IEP.

L’UNEF a incontestablement chamboulé le CA. Dans un conseil très uniforme, votant quasiment tout à l’unanimité, nous avons porté une voix nouvelle, et avons rompu le consensus délétère qui s’était instauré, y compris quand il s’agissait de piétiner les conditions de vie des étudiants (cf le vote sur l’augmentation des frais d’inscription du 31 Mai 2010). Car, il faut bien le souligner, un Conseil d’Administration n’est pas un lieu de gestion technique, et les étudiants ne sont pas là pour faire office de décoration. Un CA est un lieu de décisions politiques, qui supposent de prendre position sur les différents sujets.

Ainsi, sur la réforme des masters, le partenariat avec l’ESJ, l’évolution des frais d’inscription, la pédagogie à l’IEP, nous avons pris position en défense des étudiants. Nous avons refusé les logiques comptables en opposant la seule logique qui vaille dans un établissement comme l’IEP : le service public ! Grâce au soutien des étudiants, nous avons pu obtenir des avancées, notamment sur la pédagogie avec la perspective de nouveaux droits pour les étudiants, et sur les masters, pour lesquels nous avons défendu l’existence d’une filière de recherche au sein de l’IEP. Nous avons pu appuyer les demandes d’aides au sein de la commission vie étudiante et informer sur son existence.

Mais les perspectives de batailles ne manquent pas ! Le désengagement de l’Etat est toujours aussi criant, l’augmentation des frais d’inscription se poursuit (le master commun de l’ESJ coûte jusqu’à 5000 euros par an aux étudiants !), la nouvelle maquette des masters n’est pas satisfaisante… C’est pourquoi, pour obtenir de nouvelles avancées, nous aurons besoin du soutien des étudiants. Les élections sont un élément important du rapport de force que nous pourrons engager. N’hésitez pas à participer à la rédaction de notre programme en nous faisant parvenir vos remarques !

bilan de mandat : mercredi 19 octobre à 18h en salle B2.11/12